mardi 6 décembre 2016

Les sept archers de St Gimer




Article de Pierre Sire




 La légende des sept archers de St Gimer est encore un témoignage de la croyance superstitieuse aux méfaits du diable et à sa présence dans ces lieux préférés que sont les carrefours, les ponts, les gouffres, les puits, etc.
 Les habitants de la Cité de Carcassonne ont toujours cru que le grand puits de son enceinte était habité par le diable et que des vociférations et des blasphèmes étaient entendus durant certaines nuits de l'année, par ceux qui s'étaient trouvés aux alentours.
L'histoire de la Cité nous apprend, du reste, que ce puits a toujours hanté l'imagination populaire de ses habitants, par suite, sans doute, de la croyance commune que le riche trésor des Wisigoths y était enfoui En venant faire le siège et la conquête de la Cité, les Goths avaient apporté le trésor prodigieux provenant du pillage du temple et du palais de Salomon. Vaincus à Vouillé par Clovis et contraints à fuir, ils jetèrent ce trésor dans le puits de la Cité, espérant l'y retrouver plus tard. Rien donc d'étonnant que la pensée de ce trésor fabuleux ne soit devenue pour les habitants de la Cité de Carcassonne, le sujet de légendes de toutes sortes, dont celle des sept archers de St Gimer reste un type particulier et suggestif.



 Dans sa littérature populaire et traditions légendaires de l'Aude (1), Gaston Jourdanne nous la raconte à peu près en ces termes.

Sept archers de la Cité de Carcassonne avaient dans une libre conversation médit des Apôtres et de St Gimer évêque de la ville. Un certain jour revenant de corvée, ces mêmes archers aperçoivent un âne abandonné et broutant l'herbe sur le bord du chemin. Deux d'entr'eux le saisissent et sautent sur son dos aux applaudissements de leurs compagnons. Bientôt un troisième puis un quatrième enfourchent l'animal paisible, dont le dos semble s'allonger à mesure qu'augmente le nombre des cavaliers. Si bien que les sept archers perchés maintenant sur l'âne fantastique s'y trouvent à merveille, et vont leur chemin plein de rires et de bruyantes plaisanteries. Mais pendant qu'ils avancent, la riche housse dont l'âne errant était recouvert se change, comme par enchantement, en un drap mortuaire, tandis que l'allure d'abord paisible de l'animal devient un galop vertigineux. Arrivé en face du cimetière, l'âne s'arrête brusquement comme pour contraindre les archers effrayés et raidis sur son dos, à entendre un moment les chants et les psalmodies funèbres qui semblent sortir de chaque tombe.



Mais l'arrêt n'est que momentané, l'âne comme aiguillonné par une force invisible, reprend sa course effrénée vers la place du grand puits de la Cité. Et là, sans donner aux archers le temps de mettre pied à terre, il se précipite dans le gouffre béant en un saut infernal, entraînant avec lui les cavaliers qui avaient médit des Apôtres et de St Gimer et plaisanté imprudemment du diable et de sa puissance. Jamais plus ajoute la légende, nul n'a revu les sept archers de la Cité. Mais par les nuits d'orage et de tempête et quand l'horloge de la cathédrale St Nazaire sonne les douze coups de minuit, on entend sortir du fonds de l'antre diabolique tout illuminé des reflets d'éclairs effrayants, des imprécations mêlées de râles et de gémissements. (1).







(1) Littérature populaire et traditions légendaires de l'Aude. G. Jourdanne. 



vendredi 2 décembre 2016

Ecole des Garçons Cité année 1958.1959




Photographie Institut Jean Vigo

La cour de l'école des garçons était arborée et entourée de hauts murs ( au centre sur la photographie)
cette partie visible de l'école est occupée actuellement par le musée de l'école hier c'était la cour de récréation des classes de CP et CE1, nommées autrefois classe de 5ème et classe de 4ème.
 Face à la rue Trencavel (angle droit de la photographie) deux bâtiments, une grande cheminée qui étaient la laverie de l'hôtel de la Cité, aujourd'hui une palissade de bois cache l'espace libéré. (bar à vin)

Ma classe de CM2 ( 1ère) année scolaire 1958.59
je me souviens plus facilement des surnoms que des noms ou prénoms  Popeye, Naf naf, Choupi, petit casque d'Or, banane, kiki  et son frère, Gégé, Sin, Francis, Daniel  Olive, Foulques,Daniel, jean, Francis, Tony




samedi 26 novembre 2016

La tour Saint Martin




Devant la Tour Saint Martin une cabine téléphonique devrait être installée à moins que ce ne soit une négligence, un oubli ou une "caguade". 


 je penserais plutôt à un jemenfoutisme ambiant.




vendredi 25 novembre 2016

film La Belle Aude 1937






Dans les collections de Jean Vigo un film intitulé Aude Belle Inconnue  (1937.)

  http://www.memoirefilmiquedusud.eu/collection/190-aude-belle-inconnue/?n=1

mettre en surbrillance l'adresse ci-dessus puis clic droit pour accéder à http://www........

ou

 http://tools.yoolib.com/video/index.php?user=memoirefilmiquedusud&filemedia_id=427












lundi 21 novembre 2016

Hommage à Daniel Fabre

Daniel Fabre et le Tour de l'âne
(film projeté le 24 janvier 2017)







Un Citadin


Jean Pierre Olivier, un citadin un vrai,, un pur, non tatoué, une figure citadine, une forte gueule, un cœur gros comme ça, un fidèle en amitié, un homme attachant, j'arrête les compliments car lors de notre prochaine rencontre je risque bien de me faire rabrouer.
Lorsque j'ai lu cet article dans le journal l'Indépendant "le questionnaire décalé" j'ai pensé que je ne pouvais pas ne pas le faire paraître dans le blog Los Ciutadins.






mercredi 16 novembre 2016

Le trou du loup





A l'entrée de la Porte Narbonnaise, du côté opposé à celui de Dame Carcas, se trouvait un bureau d'octroi qui prélevait une taxe sur l'entrée de certaines denrées, notamment le vin.


Les vignes citadines étaient insuffisantes pour la consommation des travailleurs citadins qui devaient aller acheter leur vin dans les campagnes avoisinantes. Les ouvriers citadins, agricoles ou pas, étaient dès le mois de septembre-octobre utilisés pour la récolte. Ces campagnes, ces propriétés embauchaient de nombreuses personnes pendant les vendanges, une main d'oeuvre locale et surtout Espagnole.
Pour s’approvisionner en vin, hors période automnale, et pour éviter de payer cette taxe les habitants de la Cité allaient acheter le vin de nuit dans les « campagnes » des environs. Arrivés à destination, ils commençaient à boire un verre, le verre de l'amitié, peut être deux ou trois puis, leurs cruches et leurs bonbonnes pleines, prenaient le chemin du retour en chantant.


Pour éviter la route, ils prenaient un chemin de traverse et passaient au « trauc del Lop »


 Et pour franchir l'enceinte ils rentraient par la poterne qui conduit à la porte de la Tour Saint Nazaire.

(d'après un texte de P.Sire)


Photographies archives Nationales




mardi 15 novembre 2016

La tour Malpel


Photographies Archives Nationales

"En 1792, le général Dugommier fut envoyé dans le midi pour y rassembler une armée contre les Espagnols. Il établit son camp à Auriac aux environs de Carcassonne. Les volontaires s'y rendirent en foule. Ceux de Carcassonne y furent conduits par un nommé Malpel que ses chansons patoises (') avaient rendu populaire. Il avait excité chez les Carcassonnais un tel enthousiasme qu'à cette occasion ils le nommèrent leur capitaine. C'est en chantant ses compositions qu'ils arrivèrent à Auriac. Ils ne s'en tinrent pas là. Les jours suivants les exercices alternèrent avec les chants de Malpel et cela d'une façon si persistante que Dugommier qui ne comprenait pas l'idiome (') dans lequel ils étaient composés s'imagina qu'ils contenaient des calomnies royalistes contre la Révolution. Il ordonna de les faire cesser. Les chants continuèrent de plus belle. Irrité Dugommier fit saisir le capitaine qui fut enfermé dans une tour de la Cité. Cette tour qui s'appelait alors Tour St Paul fut baptisée par le populaire tour Malpel. C'est qu'en effet notre homme s'était procuré un violon et tous ceux qui s'approchaient de la tour pouvaient l'entendre entonner ses chansons patoises ('). C'est pour celà que depuis cette époque, on peut entendre dans les rues de la vieille Cité retentir cette menace adressée aux enfants turbulents : « S'es pas satge, pichou, t'embouiaren jouga dal biuloun dans la tour de Malpel. »
d'après P.Sire



vendredi 11 novembre 2016

La guerre novembre 1942



Il y très peu de témoignages d'habitants de la Cité pendant la guerre. En effet pratiquement tous les Citadins durent quitter leur domicile pour se réfugier chez des parents, des amis ou des personnes accueillantes dans des campagnes ou des villages, ainsi toute ma famille se réfugia à Saint Papoul pendant 1 an ou 1 an et demi. Dans la Cité seules 6 ou 7 personnes furent, pour des raisons professionnelles, réquisitionnées pour y rester: taxi, professionnels de l'hôtel...
Aujourd'hui ne restent que quelques vagues souvenirs citadins.

Le texte que je vous propose a été écrit par Robert Anguille qui a vécu la guerre dans son village de Ribaute.
C'est un témoin qui raconte simplement, sans grandiloquence, cette période douloureuse pour tous, la plupart obligés de faire avec...., de faire comme si ..., en espérant que cela se termine au plus vite, avec cette peur permanente, qui vous fait sursauter au moindre bruit, qui vous fige au silence pesant, mais avec une volonté de vivre malgré tout.
En ce mois de Novembre, mois du souvenir, je me permets de vous faire profiter du témoignage de Robert Anguille.



      Soldats allemands à Ribaute ( novembre 1942 )

Le 8 du mois a eu lieu le déparquement en Afrique du nord de soldats Etats Uniens et Anglais. Le 11 les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation et se répandent  en zone libre.

Ribaute, où j’habite, (330 habitants dans les années quarante) est un  village du sud de la France , dans les Corbières , situé par voie routière à quarante kilomètres de Carcassonne, chef-lieu du département de l’Aude . La route départementale  qui relie Lagrasse à Lézignan- Corbières le traverse. La population essentiellement paysanne y vit de ce que lui rapporte la vigne. La rivière Orbieu, affluent du fleuve côtier Aude, s’écoule au pied des bas quartiers du village.
Ce jour-là, en début d’après-midi, enfourchant ma bicyclette j’étais allé faire un tour à Lagrasse  et j’ai trouvé à la sortie de ce village, ô surprise ! une colonne motorisée de soldats  allemands, selon toute apparence  prête  à partir vers Ribaute. Autant qu’il m’en souvienne, il y avait en tête deux sidecars, suivis de véhicules légers à quatre places précédant des camions de transport d’infanterie . Tout cela était si inattendu que je le mémorisai illico.
J’ai fait aussitôt demi-tour pour annoncer la " bonne nouvelle" aux Ribautois.
Je ne me souviens pas de la date précise. Je sais seulement que,  dès le 11 novembre, l’armée teutonne s’installait à Carcassonne. Le 11 novembre 1942 était un mercredi. Sous le régime de Vichy on ne commémorait pas l’armistice de 1918 ; la dernière cérémonie commémorative avait eu lieu le 11 nov.1940. 
Ci-joint la photo que j’avais prise au monument aux morts de Ribaute. Né le 9/11/24, j’avais alors 16 ans. Lorsque j’ai vu tous les anciens combattants du village réunis et leur air grave j’ai été saisi par l’émotion, et le gamin que j’étais n’a pas hésité à proposer à ces hommes qui avaient connu les horreurs de la guerre de 14-18, où beaucoup d’enfants de Ribaute étaient tombés, de les prendre en photo.
Ce jour de novembre 42 donc, un jour de beau temps, que pouvaient faire les villageois en ce début d’après-midi ? Sans doute étaient-ils pour la plupart  occupés à tailler la vigne .La plupart des femmes devaient être au village. Il est probable que les hommes dispersés dans les environs aient été prévenus et soient rentrés chez eux .De cela je ne me souviens que très vaguement mais, de mémoire, il y eut vite du monde dans les rues et sur la place. Et quelques commentaires ; notamment : «  Pourquoi ces allemands s’arrêteraient-ils à Ribaute ?  ». Oui, mais le fait est qu’ils s’y arrêtèrent.


Paul, mon frère ( 22 ans ) qui était coiffeur en plus d’être viticulteur, se trouvait à la maison. Aussitôt apprise la nouvelle, il enveloppa d’un linge ses rasoirs, ses ciseaux et sa tondeuse ,  rangea soigneusement le tout dans une boite métallique qu’il alla cacher quelque part dans un recoin de notre grenier : «  Je ne fais plus le coiffeur ». Cependant, sur le soir les premiers clients se présentaient.  Il les renvoya poliment. Même pas une demi-heure après, le maire arrivait accompagné d’un gradé, peut-être un capitaine ( ? ).   « Paul, il faut que tu les reçoives  sinon vous allez avoir des ennuis. Il faut que tu comprennes la situation ». Alors, tous les soirs, dans la pièce du rez de chaussée où nous vivions, il y eut de jeunes allemands qui venaient se faire tailler les cheveux. Mon grand – père (80 ans) allait se coucher, le reste de la famille se cantonnait dans  la cuisine, sauf moi qui restais avec mon frère et qui, pour m’occuper, sur la table familiale poussée dans un coin, faisais mes devoirs ; j’étudiais par correspondance. Tout se passait en silence mais les trois ou quatre soldats, qui arrivaient et repartaient ensemble, échangeaient parfois quelques mots. Un soir, l’un d’eux, apercevant ma mère et ma grand’mère qui tricotaient assises dans la cuisine près de la cheminée, capta mon regard et me dit quelque chose comme : « la maman ». Il me fit comprendre qu’il avait lui  « aussi une maman en Allemagne. Puis, brusquement, il saisit ma main et me fait constater à travers le tissu de son pantalon qu’il a une blessure profonde à la cuisse .Il dit un mot et je comprends «  Russie  ». Moment surréaliste. Chez moi, dans ma maison, trois jeunes allemands en uniforme. Loin de leur famille. Envoyés au repos  dans le Midi de la France après avoir fait la guerre en Russie. Un peu perdus, sans doute et quêtant d’instinct un peu de chaleur, un peu de fraternité. Ces garçons, je pourrais être un des leurs. Une bande de fous les a envoyés à la boucherie !
Un soir, arrive un officier qui lui aussi se fait tailler les cheveux. Mais lui, il ne repart pas tout de suite. Il s’installe. Il parle un français très correct. Il est professeur d’histoire. Francophile. Il dit que la France et l’Allemagne doivent s’unir. Qu’elles domineront le reste du monde. En nous quittant il nous tend la main. Tout cela est cruellement humain.
Quelquefois, même en présence de ces clients peu ordinaires, j’écoutais Radio – Londres. Un soir l’un deux me demanda d’un signe s’il pouvait «  se servir » du poste et, sans attendre de réponse, il se mit à tourner le bouton de sélection, jusqu’à ce qu’une voix allemande sorte du haut-parleur. Avec un sourire réjoui ses camarades s’approchent et écoutent. Mais il s’agit d’une émission d’informations  anglaises, donc émanant de l’ennemi, et leur visage se décompose. Ils s’écrient : « Communist ! Terrorist ! » et éteignent rageusement le poste. Mon frère et moi rigolons en silence, tandis qu’un ami qui se trouve là éclate carrément de rire devant leur déconvenue. Il sera tué par des soldats allemands à Ribaute même le 23 juillet 1944.

Ils resteront une semaine à Ribaute où la vie a repris son cours. Il y a le couvre-feu, mais le jour chacun vaque à ses occupations.
Je taille la vigne des «  Moulinols  », une petite parcelle au bord de l’Orbieu. Une vingtaine de soldats arrivent et, à quelques mètres, se mettent à faire des exercices physiques. Bras tendus à l’horizontale et un fusil dans les mains, flexions des jambes en comptant le nombre de mouvements. Pompes à n’en plus finir, jusqu’à ne plus pouvoir se relever, sous la surveillance d’un capo qui, à la première défaillance , d’un méchant coup de botte appliqué violemment sur l’arrière du crâne plaque la face du soldat contre la terre de ma vigne. Sur une crête rocheuse se tient un officier portant un uniforme extrêmement  chic. Il surveille tout ça, une badine à la main. M’efforçant de faire comme si de rien n’était je continue de tailler la vigne.
Je suis au «  Caïran », une autre petite vigne plantée sur la pente d’un ravin de la Bade, petite colline au sud de Ribaute, et je taille. En voilà d’autres , un petit groupe. Ils s’installent sur l’autre pente, à une centaine de mètres de moi, et font du tir à la mitrailleuse. Ça crépite un bon moment. Mais que fait le Coucou dont le chant se répercute habituellement en écho dans ce coin perdu ? Quand ils sont repartis, par curiosité je me rends à l’endroit du tir. Il y a au sol une innombrable quantité de douilles . Et j’entends un bruit de pas, c’est un soldat chaussé de souliers ferrés qui marche sur la rocaille. Il vient d’où se dirigeaient les tirs. On l’avait probablement posté là- bas pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de danger pour un éventuel passant ; ou peut-être aussi pour ramener la cible. Il passe pas loin de moi et ne me voit pas. Je m’empare d’une douille!
Les allemands, il a bien fallu les loger. Les hommes de troupe sont au Foyer des Campagnes, notre salle des fêtes. Les Officiers et sous-officiers chez l’habitant. Des chambres ont été réquisitionnées. Chez Maurice G., le capitaine dort avec son ordonnance.
On leur sert les repas sur la place du village où la cantine est installée tous les jours le temps nécessaire. Les troufions font la queue pour recevoir leur ration. Quelques badauds, surtout des enfants qui enfreignent l’interdiction faite par les parents. Ça se bouscule un tout petit peu dans la file d’attente. Le fauteur de trouble est repéré ; quand on lui a rempli sa gamelle le capo de service la retourne et la lui vide sur les pieds. Il dormira le ventre vide cette nuit.
Voilà, ils sont repartis. Au petit jour on a entendu le bruit des moteurs.



mardi 1 novembre 2016

Toussaint 2016

Petit moment de recueillement dans ce cimetière où beaucoup de parents, d'amis de copains reposent.





mardi 18 octobre 2016

Madame Josette Babou Institutrice


Nous présentons toutes nos plus sincères condoléances aux enfants et petits enfants de Madame Josette Babou.

Madame Babou était institutrice à l'école maternelle de la Cité dès le début des années 60 avec son mari également instituteur à l'école des garçons.
Ils occupaient avec leurs enfants un logement de fonction situé au dessus des classes.
Faisant partie de la population citadine ils participaient à la vie du village.
Monsieur Babou en particulier aimait se déguiser le jour du tour de l'âne.
Sur cette photographie nous voyons au premier rang Lily Devèze, au deuxième rang Madame Babou au côté d'une autre institutrice Madame Cau et Monsieur Babou cigarette au bec.
Ils étaient réunis par la municipalité pour la circulation et le stationnement dans la Cité.



Ci joint un article du journal l'Indépendant du 15 octobre 2016.








vendredi 14 octobre 2016

Exposition Eugène Pech



   Eugène Pech (1923.1991)
Toute sa vie fut exclusivement vouée à l'Art, que ce soit la Musique, la peinture mais aussi la sculpture et la céramique.

"On a souvent dit d'Eugène Pech qu'il était le peintre de la Cité, sans doute parce que ses fonctions à l'orgue de la basilique St Nazaire lui en faisaient franchir les remparts régulièrement, mais il ne l'a peinte que rarement dans son intégralité. Omniprésente dans les tableaux réalisés depuis son jardin ou son quartier, elle n'apparaît que par bribes, énigmatique, souveraine derrière un bouquet d'arbres, un enchevêtrement de toits, des branches dépouillées de leurs feuilles, sous un manteau de neige..."

CATHERINE MERCIER





 Invitation au vernissage de l'exposition Eugène Pech,





Titulaire des Grandes Orgues de Saint Nazaire de 1953 à 1975, Il avait nommé Jean-Louis Bergnes comme son suppléant dès 1965.
Avant que Jean-Louis ne devienne à son tour titulaire après la restauration de l'Orgue. 
Une grande amitié liait ces deux hommes, ces deux artistes.


lundi 5 septembre 2016

TAGS


La cité souillée par des fanatiques qui veulent  "ouvrir les consciences"  je ne pense pas qu'en dégradant un monument on puisse atteindre un tel résultat.

Tout le monde  n'est pas l'Archange Mickaêl :" Je suis l'Archange Mickaël, celui qui vient éclairer ce monde, celui qui vient pour couper toutes les chaînes qui lient l'humanité à l'ancien monde, à l'ancienne dimension"

Ce ou ces barbouilleurs exposés trop longtemps au soleil de ce mémorable mois d'août ont carrément fondu les plombs et dans un an nous les entendrons probablement vociférer, insulter et dégrader. Honte à eux!



Ci-joint un article du quotidien l'Indépendant.


samedi 20 août 2016

le préau de l'école

       


  C'est avec plaisir que nous apprenons par la presse de ce jour que l'école Jean Jaurès allait être inscrite aux monuments historiques et que le préau avait attiré l'attention du CRMH.

"Réunie le 8 juillet dernier, la commission régionale du patrimoine et des sites a rendu un avis favorable à l'inscription aux monuments historiques' des façades, des toitures et du préau de ce grand bâtiment"
             
 L'école des garçons de la Cité abrite, dans une grande partie, le musée de l'école qui attire chaque année un nombre important de visiteurs.
Par contre nous avons toujours contesté le choix fait par la municipalité de transformer le préau en dépôt d'ordures. L'ancienneté de l'école de la Cité n'est plus à prouver. Certes, ce n'est pas un grand architecte qui l'a conçue mais elle conserve malgré les ans son cachet à part la création du parking dans la grande cour et le dépôt d'ordures sous son préau.



Vous pourrez voir les nombreux articles écrits sur ce sujet dans le blog "Los ciutadins" (le préau de l'école des garçons) ainsi que les commentaires... 

dimanche 7 août 2016

Francis Battut




Un citadin de par son Grand Père maternel et de sa mère Germaine Espanol, connue dans la Cité sous le surnom de Mémène.
La profession de son père Jules l'a amené très jeune dans la région parisienne, un temps à Colombes puis à Versailles où il s'était installé avec sa famille.
Chaque été Francis venait passer des vacances avec ses deux soeurs Aline et Frédérique à Salsigne et me rejoignait à la Cité pour ne pas manquer le Tour de l’Âne, fin juillet.
C'était la période folle de notre adolescence, période que nous évoquions dès que nous nous rencontrions. Tu te souviens???
Et oui je me souvenais de cette période bénie où tout semblait nous réussir. Nous n'aurions manqué pour rien au monde cette fête traditionnelle de la Cité qu'avaient connue nos parents et nos grands parents toujours sous la même forme. Seuls les chanteurs nous divisaient, lui sa préférence allait à Adamo moi j'étais plutôt Polnareff. Là, Francis se trompait lorsqu'il me disait: "Ton Polnareff ne durera pas un an"!
Et puis la vie, la profession nous a éloignés et nous ne nous retrouvions que pour des évènements et quelques repas familiaux.
Installé à Villegalhenc depuis peu, il pensait couler une retraite heureuse et méritée prise il y a moins d'un an, mais une terrible maladie le terrassa le 3 août 2016. Pour sa famille, ses soeurs, ses enfants, Guilhem, Maya, Max et Lola et nous, tous ses cousins, un départ trop rapide et violent qu'il est difficile d'accepter.




Article la Dépêche du Midi


Alors qu'il était en retraite depuis un peu moins d'un an, nous avons appris, hier, que l'ancien procureur de Carcassonne, Francis Battut, est décédé subitement au cours du week-end dernier, dans sa maison de Villegailhenc. Il était âgé de 66 ans.
«Homme engagé»
Né au pied des célèbres remparts, ce Carcassonnais avait débuté comme enseignant chercheur en droit social, avant d'entamer une carrière dans la magistrature. Francis Battut était ensuite devenu juge au tribunal d'instance de Carcassonne en 1989, avant de rallier le parquet de Créteil en 1991, puis Paris en 1994. Au sein de cette juridiction, il avait travaillé au sein de la section antiterroriste, notamment lors du détournement de l'Airbus d'Air France en 1994 et de l'attentat de la station Saint-Michel en 1996.
Sa carrière s'est poursuivie en province, à Bastia, comme procureur adjoint, puis à Villefranche/Saône, en Beaujolais, comme procureur. En mai 2008 retour en terres carcassonnaises pour Francis Battut, nommé procureur de la République. Un poste qu'il occupera jusqu'en janvier 2011, où il est promu avocat général à la cour d'appel de Bastia. Le magistrat carcassonnais sera ensuite nommé à Bordeaux avant de prendre sa retraite. Malgré tout, il avait souhaité reprendre du service et avait intégré le parquet de Perpignan aux côtés du procureur Achille Kiriakidès.
Hier, à l'annonce du décès de Francis Battut, le procureur général de Montpellier, Pierre Valleix, a fait part de sa «grande peine» à l'égard de celui qu'il connaît personnellement depuis 2008. «Je garde le souvenir d'un homme très attaché à sa région. Il était très engagé, un vrai magistrat du parquet, avec ce sens de l'intérêt général. Une très belle mobilité et un engagement professionnel au-delà de ce que l'on peut imaginer.»
La rédaction de La Dépêche du Midi s'associe à la peine de la famille et des proches de Francis Battut, et présente ses sincères condoléances.




vendredi 15 juillet 2016

feu d'artifice 2016


Dans l'après midi les gens commencent à s'installer sur les pelouses des Berges de l'Aude.



Les tables de camping et glacières sont de sortie, tout est prévu pour une attente de plusieurs heures. Le temps n'est pas de la partie, une vingtaine de degrés à peine, un vent froid balaye l'Aude, des incendies attisés par le feu dévastent le Narbonnais.


21 heures, la foule est dense, quelques mètres carrés sont encore disponibles.


22h30 précises, le feu d'artifice commence et nous assistons à un spectacle unique, magnifique et splendide.
 Les photographes s'en donnent à coeur joie et mitraillent les différents tableaux de ce feu.  


"avec mon doigt de feu fouinant dans les étoiles j'ai fait jaillir quelques étincelles. Et comme cela marchait, mon doigt m'a dit recommence. Le ciel en fut tout aise et se mit à parler. Là où certains entendirent des grondements, moi j'ouissais moult jouissances. Refelemele! Oui, là et là. De l'ongle sur l'ardoise des cieux sortirent des paillettes, de cet or des alchimistes qui enflamment les esprits. Paulette à mes côtés la voix qui trompette piaillait de plaisir, le rose sur les joues, des éclairs chocolat et vanille dans les yeux. Pan-pan. Vazy Emile rejoue moi z'en ... quel archange parent des frères Lumière, venu ici jouer un soir avec des allumettes, nous a foutu le paysage sans dessous-dessous. Jetant dans une toile à la Soulage, une mosaïque de pierreries, de verroterie, de lucioles soudainement réveillées et mises en scène. Même un moment on crut y voir quelques arbalétriers flécher ces nuages s’éparpillant en larmes étincelantes soulevant les hi,les ha, les ho que n'auraient pas dédaigné nos fameux cadets de Gascogne. Vous permettez, je vais me remettre une coupe de Blanquette... et comme je le disais encore hier soir à Paulette se prenant tout à coup pour Dame Carcas me prenant pour un cochon: bois ma fille, ce breuvage met des étoiles dans les yeux des demoiselles. Et c'est là que j'irai puiser ton feu dont tu me donnes la vie."
Bernard Mathieu.


Des cris, des applaudissements saluent chaque fusée, jeunes, moins jeunes, enfants, tous sont éblouis, admiratifs d'un spectacle inoubliable.




Pendant ce temps c'est le drame à Nice, un camion fonce sur la foule, bilan 84 morts de nombreux blessés, l'horreur.........