vendredi 30 janvier 2009

le bal populaire


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Les bals populaires avaient une importance capitale pour la société qu’il ne faut pas sous estimer. La fête du quartier avait toujours lieu autour du clocher de son église, la population n’était ni plus ni moins catholique que de nos jours, elle ne se posait pas ce genre de question. Nous vivions dans la religion catholique , nous ne connaissions pas autre chose , nous avions été élevés , grandis dans ce qui nous paraissait naturel, les mariages, les enterrements, se faisaient à l’église, les enfants étaient baptisés et tout était réglé depuis des siècles. Nous n’étions pas plus ni moins « catholiques » qu’aujourd’hui, l’Eglise avait sa place dans la vie, et maintenait un équilibre, une harmonie dans la société, qui aujourd’hui, faut être aveugle ou sourd, manque profondément, grâce ou à cause des excès des uns ou des autres, l’église catholique n’a plus la primauté sur la société française.
Aussi nous assistons à la naissance envahissante et rapide d’autres religions ou de pensées philosophiques attrayantes certes dans les discours et pas toujours positive dans les faits.


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La fête de St Gimer se faisait autour de l’Eglise StGimer


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La place Saint Gimer

la Fête des Capucins avec son couvent, La fête de la cité de son église St Nazaire et Celses, etc……

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Basilique St Nazaire



Les fêtes de quartier étaient attendues par les habitants du quartier d’une part et d’autre part par la population carcassonnaise et des villages avoisinants. Pourquoi un tel engouement pour ces festivités ? N’oublions pas je ne parle que de la période après guerre, était particulièrement festive, période que je connais et qui l’était probablement aussi avant. Jusqu’à la fin des années soixante un bouleversement dans la société traditionnellement rurale survient, progressivement le monde rural a tendance à fondre, et tend à disparaître comme nos fêtes de quartiers, qui ne sont que de petits villages dans la ville. Les personnes les êtres humains sortant des campagnes de hameaux de petites structures ont recrée l’esprit villageois autour de personnes qui étaient les plus importantes, les plus respectées : l’instituteur et le curé de la paroisse. L’industrie, la société de consommation est définitivement installée. Les trente glorieuses sont terminées. Les lieux de rencontres, de fêtes, de convivialité, de joie, de rire, se font à présent dans des lieux pécuniairement parlant intéressants, des dancings payants nous sommes passés aux clubs, boîtes de nuit, dans lesquels moyennant finance les jeunes à la recherche d’ un peu de joie et de bonheur, cherchent à s’évader par l’absorption d’alcool,( ça ce n’est pas nouveau) mais également par des drogues des dures des molles des liquides des comprimés, des tisanes et autres mélange de farine, de talc, d’acide, qui remplacent : le muscat, le rosé bien frais, la divine blanquette de Limoux et le rouge chaleureux de notre région . La période des fêtes dites populaires inexorablement, disparaît de nos villes. L’été ce sont les vacances au bord de la mer, sur mer sous mer, à la montagne, à la campagne, aux îles, aux presqu’îles , sur terre sous terre.

2ème partie b




Article la Dépêche du Midi 31 janvier 1990



-->  suite du précédent article : Préparatifs de la Fête a,30 janvier 2009

La nuit était brève il y avait toujours la messe de 11 heures spécialement pour la
paroisse en fête et depuis 1938 pour commémorer la disparition tragique de 4 jeunes gens tués lors d’un accident au pont rouge.
le 26 juillet 1938 : date de l’accident dans lequel périrent 4 jeunes gens, des Citadins âgés d’une vingtaine d’années
rené ARROMI
Jean BARRABES
Joseph BERGER
Augustin GUARDIA
Revenant chercher du buis, la camionnette après avoir défoncé le parapet du pont s’est trouvée en équilibre sur la porte de l’écluse, les jeunes gens furent éjectés du véhicule et grâce au courage de Noël GAILLAGOT qui plongea à plusieurs reprises des jeunes furent sauvés de la noyade, hélas 4 d’entre périrent.  Et cet accident pendant 40 ans fut rappelé à la mémoire des jeunes et moins jeunes par la messe du dimanche matin qui leur était consacrée. 4 vases de fleurs blanches étaient bénis et portés en grande pompe avec sérieux sur la tombe de ces enfants.
Et ………….. la fête continuait la messe était évidemment suivie de l’apéritif anisé pour se motiver et le bal ne reprenait que vers les 17h après avoir mangé une cargolade, des escargot ayant très peu jeûnés qui pour certains étaient difficilement digestibles l’aïoli préparée par Titi PUEYO était incomparable. Cependant soit le vin, soit les escargots, soit l’aïoli, soit l’anis, soit le pain frais soit l’ensemble il y a avait comme qui dirait une certaine lourdeur stomacale mais à cet âge nous aurions mangé des cailloux.

ci-joint l'article de la Dépêche du midi de 1938.









preparatifs suite a

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Le bal débutait le samedi soir et généralement une foule nombreuse envahissait la cité et le préau. L’été fin juillet rares étaient les soirées au temps gris et pluvieux nous étions bien sous la protection des Saints Nazaire et Celses qui à la vue de cette affluence en perdaient la tête. Une fois de plus me direz vous.
La buvette principale source de revenus tournait à fond, muscat, blanquette de Limoux, Orangina et surtout bière coulaient à flots. Pour maintenir ces boissons à une température raisonnable, nous installions derrière la buvette des comportes que nous remplissions de blocs de glace achetés rue Antoine Marty, le tout recouvert de sacs de jute c’étaient nos frigos de l’époque ,la fraîcheur était maintenue plus de 24 heures malgré les températures estivales. Je fus chargé d’aller chercher la Blanquette dans sa capitale après avoir goûté quelques verres et faire semblant d’être des connaisseurs en bulles mes trois compères décidèrent que décidemment c’était celle qui coûtait le moins cher qui était la meilleure et nous chargeâmes la 2CV avec 100 bouteilles plus 4 gringalets, le retour fut laborieux et lent j’avais l’impression de diriger un hors bord nez levé au vent, enfoncé dans un siège de toile ma vision de la route était fortement diminuée , mais le retour se fit sans encombres.
Pendant la soirée, une carriole poussée par des jeunes chargés de maintenir les boissons fraîches et de remplir les comportes, transportait les caisses entreposées dans un garage. Un roulement était effectué ainsi nous avions toujours, enfin presque toujours des boissons à une température acceptable. Derrière la buvette, nous trouvions les vieux de 40 ans ou plus qui était particulièrement chargés de la vente leur sérieux relatif tempérait les belligérants qui ne supportaient pas le malt qui gesticulaient beaucoup et qui attendaient souvent la fin du bal pour en découdre.
 Pour des motifs futiles, simplement stupides vers les deux heures du matin tout le monde s’en donnait à cœur joie les citadins d’un côté les "estrangers" de l’autre, la castagne , la bouffe défoulaient des piétinements dans quelques mètres carrés de nos serveurs, rarement il y eut de graves blessés, quelques coups de poing et le calme revenu après avoir nettoyé nous descendions ,quelques incorrigibles, au Café de Paris ouvert à cette époque toute la nuit pour déguster des œufs au plat ; c’était le bonheur à l’état pur toutes générations confondues. Le jour se levait et nous rejoignions nos chambres.

30 ans et 40ans après

bureau de l'association(incomplet) los Ciutadins de 1998 à 2008
le nouveau bureau élu le 26 janvier 2009
les membres présents dans la salle de réunions " Louis Cadene "

préparatifs de la Fête


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Les préparatifs de la fête demandait de la main d’œuvre jeune qui exécutaient les ordres des personnes plus âgées qui transmettaient leur savoir. Dans les années 60 nous faisions encore les guirlandes comme les faisaient nos prédécesseurs à savoir avec du buis cueilli une semaine avant du côté de Greffeil. Des guirlandes longues de plusieurs mètres d’une vingtaine à une trentaine de centimètres d’épaisseur pour faire le tour de la place du préau qui était la piste de bal. Cette place était entourée de quelques marronniers qui étaient appréciés pour l’ombre qu’ils apportaient, aux citadins qui sur des bancs papotaient. Le lieu de rendez vous était tous les jours de l’année à gauche de l’entrée, du pont levis. Les retraités et les actifs se retrouvaient tous les jours de 13h à 13h30 avant d’aller travailler pour papoter aucune femme n’était admise comme le soir à 18h pour la belote et l’apéro. Tous les sujets étaient abordés, toutes les blagues étaient admises. C’était une histoire d’hommes.
Pour ces guirlandes et la décoration de l’orchestre, du bal nous partions le lendemain de la fête de Palaja qui avait lieu une semaine avant notre fête Sts Nazaire et Celses. Nous allions donc le Samedi soir à la fête de Palaja pour nous motiver et le dimanche matin nous partions sur le camion beine de notre charbonnier de la Cité qui dès l’aube nous conduisait à Greffeil. Nous étions bien une quinzaine à aller tailler des branches, lorsque le camion était chargé, nous avions droit à un petit déjeuner copieux fait de saucisse grillée sur place par un cuisinier improvisé généralement le plus ancien resté sur place, de pain, le tout arrosé de vin rouge sauf, bien entendu le chauffeur qui devait ramener à bon port tous ces jeunes. Le retour se faisait en chanson sur le camion la joie, le bonheur éclairaient cette jeunesse insouciante. Après avoir déchargé le buis prés de la laiterie nous allions prendre l’apéritif à l’estaminet, c’étaient une journée bien remplie qui se terminait avec un taux d’alcoolémie assez élevé. Nous avions un gentil copain, décédé à 35 ans, qui après la fête de palaja, ivre en se couchant et en s’endormant pendant le court voyage ne refis surface qu’au moment du petit déjeuner à l’odeur de la saucisse grillée. » Je vais me mettre en appétit » dit il. Il courut une dizaine de mètres se servit un verre de vin , se recoucha, se rendormit jusqu’à l’heure de l’apéro où la tête couverte d’un bonnet enfoncé jusqu’au oreilles, les yeux hagards prit un ricard de trop et nous le revîmes que 24 heures après.
Après avoir installé les poteaux EDF autour de la place grâce à une barre mine et fabriqué les guirlandes avec de petites branches de buis ensaucissonnées par du fer assez souple autour d’un fil de fer plus costaud nous fixions ces guirlandes qui pesaient un âne mort le plus haut possible sur ces poteaux de bois.
Les guirlandes électriques prêtées par la Mairie illuminaient l’ensemble.

jeudi 22 janvier 2009

La préparation de la fête, les réunions

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La fête de la Cité et notamment le Torn de l’Ase est chargée de symboles dont nous avons donné une signification dans les messages précédents. Sa préparation demandait beaucoup de travail, fallait que la fête de la Cité soit la plus belle fête de Carcassonne , qui devait attirer le plus de monde possible pour récupérer de l’argent grâce à la buvette ouverte et tenue par des citadins pendant toute la durée des festivités . Les ressources étaient diverses mais généralement :
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->tous les habitants de la Cité donnaient un petit billet lors du tour de table,
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]--> les commerçants de la ville étaient parfois sollicités un camion chargé de fleurs avec trois ou quatre musiciens faisaient le tour de la ville, un pot de fleur était offert en échange de monnaie. Faut dire que l’accueil était mitigé, certains jouaient le jeu, d’autres nous jetaient carrément dehors sous la huée évidente des gosses. Devant ces pisses vinaigres et pour éviter de affrontements nous dûmes dans les années soixante arrêter ce tour de ville.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Une tombola était organisée et la vente de tickets d’un rapport modeste certes mais non négligeable.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Mais la principale ressource était bien sur la buvette installée au préau, prés de la fontaine publique avec les WC au sous sol.

Les jeunes gens se réunissaient dans un des cafés de la Cité, soit à l’Estaminet
Soit à partir des années 60 chez Guy Blanc rue Cros Mayrevieille.




A l’entrée de l’Estaminet 2 statues, des chiens, des boxers, surveillaient les allées et venues des clients, sur la terrasse une fontaine de pierre surmontée d’un ange et entourée d’une grille, avec quelques plantes aquatiques et quelques poissons rouges apportaient un peu de fraîcheur pendant l’été. Cet ange situé à deux mètres de hauteur avait son histoire en effet lors d’une réunion du comité des fêtes Choun choun avait voulu toucher les fesses de l’ange, depuis la grille en sautant il tomba sur les rochers décorant la fontaine et se fractura le bras et par la suite à la question qu’a fait Choun Choun ? La réponse était toujours la même et incompréhensible pour certains : » il a voulu toucher le cul de l’ange »
Réponse qui laissait songeur les non initiés.

Dans le plus ancien quotidien qu’est la Dépêche du midi nous trouvons des convocations pour tous les quartiers de la ville ainsi en 1930 j’ai trouvé
Un article concernant les jeunes gens du quartier des 4 chemins et de l’enclos St Louis qui sont priés d’assister à la réunion qui devait se tenir au café d’Eté ( ?)
Et pour la fête St Nazaire le jeudi à 20h 30 réunion générale de tous les sociétaires au café de l’Estaminet une autre réunion était prévue trois semaines plus tard au café des Buissonnets.

Chaque quartier de Carcassonne avait son café attitré
Pour les fêtes de la Route de Toulouse le 7/07/1948 réunion au café Hugonnet
Pour les fêtes du quartier des capucins le 21/07/1948 réunion au café Lousteau ( ?)
Pour les fêtes de Saint Saturnin le 22/07/1948 réunion au café Calmet
Pour les fêtes Sts Nazaire et Celses le 22/07/1948 réunion au café l’Estaminet


lundi 19 janvier 2009

Pourquoi un blog sur le tour de l'âne

Tout simplement pour donner une vision du tour de l'âne par les acteurs porteurs de cette tradition, une vue de l'intérieur qui peut être différente des descriptions données jusqu'à ce jour .
ce blog voudrait être le porte parole des habitants de la Cité ou anciens habitants qui ont participé à cette fête, non seulement de façon physique mais avec leur coeur et leurs tripes, et pour toutes les personnes intéressées par les traditions festives de notre ville.

Le tour de l'âne de la Cité de Carcassonne n'est pas la seule tradition connue où un âne intervient dans la fête notamment en Espagne. Associé dès le départ à une fête religieuse et dans le cas de Carcassonne aux Saints Patrons de l'ancienne cathédrale, devenue aujourd'hui basilique,que sont les Saints Nazaire et Celses. La tradition semble avoir aujourd'hui perdu , ce lien qui l'unissait à l'Eglise, tout comme cet esprit de révolte , de contestations de l'ordre établi, prétextes de la fête. Fête qui servait si l'on peut dire de soupape de sécurité à une population laborieuse pour qui l'expression est restée " ce n'est pas tous les jours la fête. Ce jour là tout était permis, et souvent avec excés . Ainsi dans les années 60 nous avions eu des remontrances coléreuses de la part d'une autorité respectée de la Cité concernant le comportement de Joseph, qui déguisé en évêque, bénissait la foule des touristes avec une balayette trempée dans un liquide qui devait être de l'eau non bénite.

samedi 17 janvier 2009

Gargouilles et corbeaux














la Basilique Sts Nazaire et Celse

photo A.E
Photo Jordy

Tour de l'âne 2008

le fameux Jules Hercule
Rue Cros Mayrevieille
le service d'ordre canalisant et ouvrant la voie

quelques photos du tour de l'âne 2008, le 5 Octobre.
Par une belle journée d'automne nous avons défilé dans les rues de la Cité pour le plus grand bonheur des touristes, des Carcassonnais et surtout des citadins.

le Tour de l'Ane


Une TRADITION LE TOUR DE L’ANE de la Cité.
Le tour de l’âne Qu’es aco ??? Pour les Carcassonnais le tour de l’âne est une des plus vieilles traditions de la ville. Certains pensent que l’origine de cette fête se situerait au Moyen Age. C’est une tradition et qui dit tradition dit transmission, dit initiation.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->le dernier marié de l’année ( de la cité) sur un âne, portant une magnifique paire de cornes , sur lesquelles sont suspendues des légumes aux formes phalliques tels les poireaux, les aubergines, les carottes, est exhibé, promené, accompagné dans toutes les ruelles de la Cité, dans tous les coins et recoins, par une foule de personnes amies, maquillée et grimée, au son d’une fanfare. Ceux qui ne sont pas déguisés sont saisis et chahutés avec l’obligation d’embrasser l’âne, toujours dans la bonne humeur sans aucune violence il est vrai que parfois les mains sont attirées vers les parties du corps qui tentent les jeunes gens et parfois les moins jeunes . les cornes, l’alcool, le diable, la tentation sont toujours présents dans ces fêtes païennes.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Quelle est la signification de ce tour de l’âne ?comme dans toutes traditions plusieurs degrés de compréhension, la plus courante, expliquée par des érudits est la suivante le marié qui est un cocu en puissance,’ symbolisé par les cornes est heureux sur cet âne, bête, stupide, têtu et capricieux, on lui présente tout ce qu’il va perdre, la fête, l’amusement, les belles filles. J’exagère volontairement pour les réactions possibles.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->L’autre signification qui me semblerait plus juste est la suivante : le marié habillé avec chapeau, costume noir, cravate est à présent un « Monsieur » habillé élégamment, comme un bourgeois début du siècle , juché sur un âne qui pourrait être la représentation de la sagesse ( ?) (dans la crèche ne voyons nous pas la sagesse entourant le Christ et la force représentée par le bœuf ??) ; Donc ce marié embourgeoisé porte des cornes et des légumes, représentation symbolique de la corne d’abondance, ce marié juché sur l’âne, regarde son passé en se dirigeant vers un avenir riche de bonheur et de joie. Ce passage du jeune homme à l’homme ayant atteint sa pleine maturité est un véritable voyage initiatique. S’appuyer sur son passé pour construire son avenir avec l’aide et l’accompagnement de ses amis qui sont là pour rappeler que la vie, peut être aussi belle et agréable quand on ne se prend pas la tête.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Il est évident que cette tradition aujourd’hui, que l’on essaie de conserver, que l’on défend bec et ongles,n’est pas ou peu comprise par les nouveaux habitants très souvent commerçants qui sont là pour gagner de l’argent et c’est très bien, mais qui n’ont rien à voir avec ces ouvriers agricoles ou de petites industries locales ou de ces petits employés qui louaient des appartements et maisons aux dimensions de leurs salaires . la vie à l’intérieur des remparts, la vie villageoise a aujourd’hui totalement disparue et ce tour de l’âne est devenu, une occasion , un prétexte, pour affirmer son appartenance, pour afficher ses racines, pour se retrouver et transmettre cette mémoire collective que nous ne voulons pas voir disparaître.