lundi 30 décembre 2013

Carcassonne Une cité au temps des Chevaliers part 1

Carcassonne Francia - Tras la huella de los Cátaros

Voyages touristiques à Carcassonne (1900-1928)



Un grand merci à Martial pour ces belles photographies sur face de bouc.

mercredi 25 décembre 2013

Carcassonne:les secrets de la Citadelle


Joyeux Noël

Bonnes Fêtes de fin d'année







samedi 21 décembre 2013

les mots des Occitans


Les Editions du Cabardès ont édité ce livre: " Les mots des Occitans "
de Michel Piquemal  et de Nathalie Louveau pour les dessins;



Quelques lignes du prologue signé  Claude Marti Salazar
A vous lecteurs d'ici et lecteurs venus d'ailleurs, ces mots des Occitans réunis par Michel Piquemal. Ils sont là avec leur saveur, leur musique. Irremplaçables. Entamez ce livre comme on goûte. Picorez de-ci, de-là ces pages qui éclaireront votre compréhension de notre langue du sud et vous vous régalerez de les débusquer ou de les espandir au détour d'un conversation.



jeudi 19 décembre 2013

Point trop n'en faut



Sur Facebook la photographie d'un livre pour les Nuls, m'a donné l'envie d'écrire ce petit billet ci-dessous:




 Il est écrit:
Un livre simple, clair et drôle pour comprendre l'univers en développant l'attractivité de la Cité hors saison! 
Comprenne qui pourra!
 J'avoue qu'à la lecture de cette page je suis resté dubitatif, j'ai lu beaucoup de choses mais là, je m'interroge, il est vrai que sur facebook je ne saisis pas tout; question de génération probablement...
Et pour terminer 'à mettre entre toutes les mains', même pour ceux qui ont des difficultés de compréhension, donc je devrais comprendre! ben non!!!



 Je suppose que le créateur de cette page a voulu s'adresser de façon humoristique aux commerçants qui ferment leurs boutiques durant 4 mois d'hiver pendant la période dite de morte saison, représentant la majeure partie du commerce Citadin.
Comment leur faire ouvrir les portes? Certains voudraient bien travailler, j'en suis persuadé,  mais ils ne peuvent pas commercer, les baux commerciaux de 8 mois sont monnaie courante à la Cité.
Les autres, propriétaires d'un ou plusieurs commerces, ferment quand ils veulent. C'est leur Liberté et je ne la conteste pas.
Maintenant penser que l'attractivité de la Cité est dûe aux Commerçants, permettez moi d'en douter....
La première chose intéressante et attractive lorsqu'on  vient voir un monument, c'est le monument lui même et non pas le marchand de bibelots. Pour ceux qui aiment la Cité en tant que forteresse médiévale et non centre commercial c'est tout simple et évident.



Une question se pose:
- Doit-on transformer la Cité en parc d'attractions comme Disney-land ou la Foire de Paris ou le Village d'Astérix avec manèges, jeux et spectacles???
De mon point de vue c'est regrettable, mais cela va arriver!!! pourquoi ???
J'arrive à croire finalement que c'est inéluctable, j'ai longtemps pensé à de l'incompétence, à un manque d'ambition, à une vue limitée, à un manque de prévision... mais non!!!.



 La cité a été vidée de la totalité de ses habitants, sciemment, en quelques décennies. Il ne reste plus qu'une poignée d'habitants ayant un commerce citadin et qui dérangent encore.
Mais patience,
tout comme ils ont réussi a démolir, à supprimer les habitations dans les lices et chasser les habitants impuissants,
qu'ils sont arrivés à faire ce que nous avons toujours craint: un lieu sans humanité, sans vie, sans âme, un simple décor où tout est faux où tout sonne faux au nom de la rentabilité et de l'industrie touristique.
Dans quelques mois, quelques années toute contestation sera anéantie, faute de combattants de ce lieu de vie que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître.
Aujourd'hui nous sommes dans une situation telle qu'il n'y a plus de place pour de nouveaux commerces, la presque totalité des maisons, des garages, des cours, des places publiques sont transformés en magasins et terrasses. Pour aller un peu plus loin dans la logique économique, commerciale et de rentabilité l'on réclame à cors et à cris des animations, des attractions qui doivent générer des revenus supplémentaires. (Des tournois de chevaliers et autres marchés médiévaux).
Comme l'espace est limité à l'intérieur de la Cité, ces animations se créent progressivement dans les lices, et, de provisoires, elles deviendront permanentes donc lentement mais sûrement, nous arriverons à un parc d'attractions.



Bien sûr ce n'est pas pour demain, il a fallu un siècle pour "nettoyer" supprimer les habitations à but non lucratif et ses habitants, petits employés et ouvriers, de l’extérieur et de l'intérieur de la Cité.
Il reste encore quelques années de médiocrité avant la nullité absolue.
Mais où sont nos jeunes années? La qualité de vie recherchée était plus importante que cette sacro-sainte rentabilité qui ne profite toujours qu'aux plus "gros" et qui maintient les plus "petits" dans une précarisation croissante.
Nous luttions pour vivre et travailler au pays, nous refusions que notre département devienne le Bronze cul de l'Europe, nous affirmions une identité Occitane forte, reconnue et nous ne mangions pas du cathare à toutes les sauces.
 Mais où est ce temps où nos platanes étaient en bonne santé, où notre 113 traversait de bien pittoresques villages où le cassoulet en boite de conserve était une hérésie où nos vins titrant 11 à 12 degrés étaient sublimes, nous avions "encore de la paille dans nos souliers" et notre accent ne nous faisait pas honte.
Il y a avait une sorte de fierté d'être du Sud en général et de l'Aude en particulier.
Mais l' industrialisation non acceptée, dans ce département rural qui possède de nombreux vestiges et monuments, une façade maritime, les Corbières, les Pyrénées, la Montagne Noire, une diversité de paysages que nous ne retrouvons nulle part ailleurs, a été abandonnée au profit d'un tourisme envahissant, notre département a cédé à la facilité et est devenu un des plus pauvres de France.

dimanche 15 décembre 2013

les mots et les expressions de chez nous









CAPEGER
Récemment nous avons vu « cabusser ». Aujourd’hui, « capéger » est un verbe que nous aimons bien. De l’occitan « capejar », il est surtout employé dans l’Ouest du Languedoc. On l’utilise pour un hochement de tête particulier ! Vous savez au moment où l’on commence à s’endormir, lorsqu’on baisse la tête et qu’on la relève soudainement, par exemple quand on est à table après un bon « friginat » (ragout de porc ou de sanglier accompagné de haricots blancs de Castelnaudary avec des couennes), que tout le monde bavarde, mon voisin a « capégé » !
A Padern, dans les hautes Corbières, on entend au cagnard du village  « Regarde-le ce papet, il ne va pas tarder à « ronquer » (dormir en ronflant), il n’arrête pas de « capéjer » ! ». Bon « roupil » ! (Bonne sieste)






CEBE
Les amateurs d’oignon ne seront pas dépaysés avec ce nom issu de l’occitan et très répandu dans la région. Si dans l’Hérault, à Lézignan-la-Cèbe, on fête l’oignon doux; dans l’Aude, chaque année, à Citou, dans la Montagne Noire, on honore en automne, ce succulent  oignon doux qui se conserve six mois de l’année.
La « cèbe » (de l’occitan « ceba ») est donc cette plante potagère de la famille des liliacées, qui fait beaucoup de bien pour l'alimentation quotidienne mais avec des conséquences physiologiques désagréables pour l’entourage. La « cèbe » entre dans de très nombreuses préparations culinaires du Midi.
Notons que comme « manhaguette » avec « manhac » et « mamette » avec « mamé », la « cébe » a son diminutif : la « cébette »(de l’occitan « cebéta ») que l’on traduira plutôt par oignon tendre, que l’on trouve normalement sur les étals dès le printemps avec ses lieutenants les radis pour mieux déguster une bonne salade!





BOULEGUER
« Allez, boulègue, boulègue ! » peut-on entendre les soirs de loto dans la salle des fêtes de nos villages où les joueurs espèrent faire quine ou carton plein pour remporter le panier garni ou le gros lot !
« Boulègue » signifie mélanger et donc, il faut que celui qui tire les numéros du sac ou de la boule, mélange bien les pions contenus dans sa sacoche. L’exclamation est le plus souvent prononcée par un joueur malchanceux ou impatient qui n’arrive pas à aligner une (ou un) quine (série de cinq numéros rangés sur une même ligne horizontale d’un carton)





samedi 14 décembre 2013

Soirée dédicaces Hôtel de la Cité



C'est dans une grande salle de réunions de l'Hôtel de la Cité que l'éditeur Jean Marc Savary présentait les écrivains de la pièce : " Le miroir de l'absence"  Mans de Breish et André Mignot.

 
 un cadre magnifique pour une soirée fort réussie.


 Avec beaucoup d'humour André Mignot parlait de son amitié avec Mans de Breish en occitan qui lui, répondait en français.


 Ils donnèrent quelques explications sur leur pièce : "Le miroir de l'absence"



Une jeune comédienne lisait avec talent quelques extraits de la pièce.


Cette agréable soirée se terminait par un buffet froid de produits régionaux et de la traditionnelle série de dédicaces.

vendredi 13 décembre 2013

Un petit ruisseau


Un petit ruisseau qui fait de gros dégâts, s'installe l'automne venu dans les lices, "la source" se situe vers la porte Saint Nazaire.
Dès le début de l'été, avant l'afflux massif de touristes, cette partie est comblée de sable et de gravier pour laisser place au spectacle des Chevaliers. Cette partie des lices de la barbacane St Nazaire à la Tour Mipadre est fermée à tous les visiteurs et touristes qui sont dirigés vers l'intérieur. Ils ne doivent ni flâner ni se promener dans les lices, circulez il n'y a rien à voir!!!  Il leur est impossible d'effectuer le tour complet de la Cité.
A l'intérieur des milliers de personnes mais seulement quelques dizaines entre les deux enceintes.


Ce n'est pas le premier article consacré à cette partie mais j'insiste lourdement encore et toujours devant les dégâts de plus en plus importants qui deviendront irréversibles si des travaux d'entretien ne sont pas effectués dans cette partie ensablée.


Devant la Tour Mipadre le ruisseau d'écoulement suit la pente naturelle puis son lit en pente douce, ensablé, s'élargit pour arriver enfin à la Tour du Grand Canisou.


Là arrivée à cet endroit, l'eau chargée de sable et de graviers ne peut se diriger que vers une ouverture non obstruée c'est à dire la porte de la Tour du Grand Canisou, tous les autres orifices étant bouchés.


A l'intérieur de la tour  le sable et le gravier s'accumulent et bouchent  les meurtrières.
Une citerne de sable qui conserve une humidité néfaste à la pierre est ainsi créée.


Je ne comprends pas que l'on puisse laisser se détériorer ainsi notre Patrimoine. Des solutions existent, ce ne sont pas des travaux insurmontables. Quoique!!! lorsqu'on voit l'extérieur de ces murs il y a du souci à se faire!!! néanmoins on peut probablement ralentir l'érosion en canalisant l'eau et en entretenant régulièrement cette partie fragilisée des lices. Des bénévoles encadrés seraient peut être intéressés !!!

jeudi 12 décembre 2013

Que faire ? Que dire ? Que penser ?




Dans notre vieille Cité, nous le répétons sans cesse, de belles choses auraient pu être réalisées (il y a toujours des si...) s'il y avait eu une gestion rigoureuse et non un laisser faire incompréhensible.
Ajoutez à cela le laxisme, la méconnaissance, l' incompétence devant l'arrivée d'une situation nouvelle et nous arrivons à l'état actuel de la Cité.
En effet pendant les trente glorieuses une société nouvelle a succédé à une société villageoise et cette transformation, dans un premier temps progressive, a explosé dans les années 70/80.
La Cité, différente des autres quartiers de la Ville, était un village bien particulier avec ses lois, ses coutumes, ses traditions, ses personnalités, son curé, ses instituteurs, etc...
Un village dans lequel les employés, les viticulteurs, les commerçants se côtoyaient dans la plus totale harmonie. D'un côté les petits bourgeois, de l'autre les ouvriers et les employés: en fait un village dans une forteresse avec ses conflits, ses fêtes, ses amours et ses morts.
Le grand argument des publicistes était à cette époque là que la Cité : "était habitée".

La disparition des écoles et de certaines règles ont permis de donner dans les années 80 des autorisations intempestives pour l'installation de terrasses et des créations anormalement envahissantes de commerces. (un débit de boisson ne pouvait ouvrir ses portes à moins de 100 mètres d'une école).
Le seul café présent sur la place Marcou n'avait que pour terrasse 4 ou 5 tables sur le trottoir.

Les petits locataires et les petits propriétaires disparurent progressivement au profit des commerçants déjà installés et de ceux qui trouvèrent dans ce lieu un nouvel "El Dorado". Ainsi  la Cité devint, sans espoir de retour, un centre commercial sans règles, sans union et sans entente. La loi de la jungle vous dis je!!!

Certains peuvent penser et c'est normal que j'exagère mais je vais vous donner des exemples précis:
la maison restaurée au début du 20ème siècle par mes grands parents fut décapitée et transformée sans problèmes... Je ne sais pas si dans le centre ville la même chose aurait pu se produire???... Centre ville qui parait être plus touché par une règlementation excessive et draconienne.

Dans un petit village que je connais bien une maison en partie démolie sans autorisation municipale dut être reconstruite par le propriétaire qui avait oublié certaines règles.

A Carcassonne ce n'est pas le cas, à la Cité on voit le meilleur comme le pire.


Autre exemple: sur une place fréquentée on voit ce genre de fils sortant du sol sur le passage des piétons. Vous avez dit n'importe quoi?
Et je ne vous montre pas les installations de fils, de lampes sur des platanes, etc... etc...


Vous comprenez que dans ces conditions, l'intérêt que porte les actuels occupants au monument est tout à fait secondaire et que leur amour est lié à leur porte-monnaie.
Qu'une tour soit détériorée par négligence leur importe peu, par contre ils demandent toujours et encore plus d'animations pour réanimer un commerce défaillant l'hiver. Faut il généraliser?
Non, bien sûr! Il y a des exceptions certains font leur métier en respectant lieu et touristes mais elles sont peu nombreuses. Mon ami Guitou a eu, seul, le courage de le dire et de dénoncer la vaste hypocrisie de façon ironique et incomprise des intéressés, ce qui lui a valu des critiques injurieuses et injustifiées .
J'ai appris que 40 à 50°/o des commerçants avait des baux commerciaux temporaires alors l'amour des vieilles pierres....
Je comprends tout ça et je pense à tous ces employés des commerces soumis au travail précaire entraînant des longues périodes de chômage!!! La Cité avec les doigts de pieds en bouquet de violettes sur une terrasse ensoleillée ce n'est pas pour tout le monde.

L'arrivée massive des touristes dans nos murs qui était prévisible n'a pas été accompagnée par des gestionnaires avisés.
La cité a été laissée seule à une organisation anarchique de ceux qui rêvaient de faire fortune!!!!... Devant ce vaste gâchis, nous regrettons que cela se soit passé de cette façon.

mardi 10 décembre 2013

Bicentenaire de la naissance d'Eugène Viollet le Duc


L'aspect de notre Cité actuelle est d'une part dû aux constructions successives:

-Des Romains puis des Wisigoths au VIème siècle (certaines murailles conservent encore leurs traces) l'enceinte intérieure et la Citadelle XIème et XIIème siècles, l'enceinte extérieure fin du XIIIème siècle.

-Des restaurations du XIXème  siècle dont Eugène Viollet le Duc fut l'artisan."" Restaurer un édifice ce n'est pas l'entretenir .......C'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné ""

 L'ensemble est assez fidèle à la vérité historique comme le montre ce dessin de 1462 ( la Cité , le pont Vieux et la Ville Basse)

Eugène Viollet le Duc est né le 27 janvier 1814 à Paris et décédé le 17/09 1879, nous devrions donc célébrer le bicentenaire de sa naissance dans un peu plus d'un mois.
Cependant nous ne sentons ni ferveur populaire ni enthousiasme de la part de nos élus, ou des responsables des monuments Historiques.
Peut être qu'un hommage national sera rendu à cet homme (?), ce Grand Architecte dont Prosper Mérimée Inspecteur Général des Monuments Historiques, demanda de restaurer dans un premier temps la basilique de Vézelay (1840) avant une série de restaurations dont les plus célèbres furent La Cathédrale Notre Dame de Paris et notre Cité de Carcassonne.
Il se peut que des actions soient entreprises pour cet évènement dans notre département, dans notre ville, mais de grâce informez! ... Ceux qui vivent de la cité, dans le département, dans la Ville, dans la Cité devraient avoir une certaine reconnaissance pour cet homme, sans qui notre ancienne Cité ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui.

Dessin de Viollet le Duc  du Château et de la Barbacane

dimanche 8 décembre 2013

La Marche aux flambeaux 2013


               Une foule importante s'était rassemblée au Pont Levis sur la Place du Pré-Haut pour une marche aux flambeaux. Dès 19h de nombreux Carcassonnais, Catalans et Espagnols attendaient sagement le départ. Après l'achat de flambeaux, la foule empruntait la voie royale citadine, la rue Cros-Mayrevieille.


 

C'est l'heure du départ, les flambeaux sont enflammés et la foule va commencer cette marche rapide.



Dire au pas de course serait exagéré mais tout de même pour suivre dans la descente de la Porte d'Aude faut être jeune ou bien entraîné.





Cette marche aux flambeaux fut tout de même une belle marche, un défile de torches sans âme, sans aucune émotion particulière avec une musique peu adaptée. Une simple séance de jogging.
Nous avons participé à cette marche pour le Téléthon, et c'est cela qui est important, moment de partage un peu trop rapide cependant," léu fai pla fai", le reste importait peu.
Les porteurs de Lumière avaient  la flamme, ils ont traversé la ville de la forteresse à la Bastide à la vitesse de l'éclair.






  

mardi 3 décembre 2013

Magie de Noël 2013


                                           

                                                                             De nombreuses animations à la Cité, animations médiévales comme il se doit pour le plus grand bonheur non seulement des Carcassonnais mais également des commerçants Citadins qui nous montreront ces jours de fêtes, leur dynamisme et leur bonheur de travailler dans un des plus beau site de France et de Navarre...





samedi 30 novembre 2013

mots et expressions de chez nous






CABUSSER
Une peau de banane par terre, un copain qui vous fait un croche-pied, un obstacle imprévu au sol, un trottoir que vous n’avez pas vu, votre pied droit qui se met en travers de votre pied gauche… et voilà, vous vous prenez un cabus !
Se prendre ou piquer un cabus, c’est plonger, se « casser la gueule ». Ici à Narbonne-Plage vous l’entendez surtout l’été quand il fait très chaud : « je vais piquer un cabus à la mer pour me rafraîchir avant de passer à table ». (Je vais plonger pour me rafraîchir…)
D’où le verbe cabusser (de l’occitan « cabussar ») qui signifie plonger la tête la première. A la piscine vous pourrez autant piquer une tête dans l’eau qu’un cabus sur le relax tout proche, car après le repas frugal, une bonne sieste sous le mûrier (avec la tête qui tombe seule)  rien de mieux pour attendre l’heure de la pétanque.






CROUSTET.
De bons « croustéts » dans la soupe de poissons, il n’y a rien de mieux pour se régaler ! Le « croustét » ? C’est le croûton (ici grillé et tartiné d’aïoli avec du fromage râpé dessus). De l’occitan « crostet » qui se prononce croustet.
On parlera aussi de casse-croûte à propos du « croustét » : dernièrement je suis allé aux champignons avec Popol et j’ai pris un « croustét » (un sandwich, en général, pas avec du pain frais) au pâté de foies de poulet accompagné d’olives vertes de l ‘année : un régal !
Et quand on parle de « croustét » on garde en mémoire le célèbre film sur la révolte des vignerons « Lou dernier croustét ». Et il me vient  à l’esprit ce que me racontait ma grand-mère Denise : « quand on était gosse, nous autres, à goûter, on mangeait un peu d’ail frotté sur un « croustét » ! Et rien de plus, sauf peut-être, un filet d’huile d’olive par grand froid. »
Par extension, on parlera également de « croustét » pour quelqu’un qui a la tête dure. Mais également de « croustét » (de l’occitan « crostier ») pour la croûte d’une plaie.  






CLOSCAMOL
Dans « closcamol », on entend  « closca » (tête), et « mol » (mou), donc « closcamol », signifie chez nous une tête molle, pas tout à fait finie, qui a encore des choses à apprendre et dont les raisonnements par conséquent ne sont pas adaptés à la situation.
Cela peut signifier aussi, une personne lente, lente dans ses mouvements mais aussi lente dans sa compréhension.
Un autre sens peut exister et souvent entendu par les ramasseurs d’escargots : « celui-là, je le laisse car c’est un closquemol ! » En fait c’est un escargot jeune qui n’a pas sa coquille ourlée et que l’on doit laisser grandir parce que, en plus, dans la « cargolade » la coquille s’effrite et c’est désagréable au palais.  Mais il y a toujours cette idée de ne pas être fini.